Lors de sa déclaration de politique générale (janvier 2024), Gabriel Attal a annoncé une réforme de l'aide médicale d'État (AME), tout en maintenant un dispositif de soins pour les personnes présentes sur le territoire pour des raisons sanitaires. Son gouvernement a publié les décrets d'application de la loi immigration juste avant sa démission en septembre 2024.
Le RN prône une réduction drastique de l'immigration légale et illégale, la suppression du droit du sol, et l'expulsion systématique des étrangers délinquants. Jordan Bardella défend la priorité nationale dans l'accès aux aides sociales et aux emplois publics, et demande un référendum sur l'immigration.
Bayrou adopte une position de centre sur l'immigration : contrôle ferme des flux, intégration exigeante, mais refus de la stigmatisation. Il soutient une politique européenne coordonnée et défend le droit d'asile tout en voulant lutter contre l'immigration irrégulière. Il s'est prononcé contre la constitutionnalisation de règles restrictives.
Bertrand est partisan d'une politique migratoire ferme. Il prône la maîtrise des flux, le renforcement des expulsions des personnes en situation irrégulière et une immigration légale conditionnée aux besoins économiques. Il défend une coopération européenne renforcée pour contrôler les frontières extérieures de l'UE.
Glucksmann défend une politique migratoire humaniste, respectueuse des droits fondamentaux des exilés. Il est favorable à une régularisation des sans-papiers travaillant et contribuant à la société, et critique les politiques sécuritaires visant à externaliser le contrôle des frontières. Il plaide pour une politique d'asile européenne plus solidaire.
10 avril 2024Source à confirmer
L'immigration est le sujet central du programme de Le Pen. Elle veut instaurer la « préférence nationale » dans l'accès aux aides sociales et aux emplois publics, réduire drastiquement l'immigration légale et irrégulière, et organiser un référendum sur l'immigration. Elle veut sortir de certaines conventions internationales si nécessaire.
Mélenchon est favorable à une politique migratoire humaniste et régularisatrice. Il veut régulariser les sans-papiers, faciliter l'accès à la nationalité et combattre les discriminations. Il s'oppose aux politiques de rejet à la frontière et défend l'accueil digne des demandeurs d'asile.
Philippe adopte une position de centre-droit sur l'immigration : maîtrise des flux migratoires, intégration exigeante, coopération européenne renforcée. Il est favorable à une régulation stricte sans aller vers les positions nationalistes du RN. Il a défendu la loi immigration de 2023.
En tant que ministre de l'Intérieur (septembre-décembre 2024), Bruno Retailleau a défendu une ligne très ferme sur l'immigration : criminalistation du séjour irrégulier, extension de la durée de rétention administrative de 90 à 210 jours, et application du principe de réciprocité dans les laissez-passer consulaires. Il a présenté un projet de révision constitutionnelle sur l'immigration.
24 septembre 2024Article de presse Marine Tondelier s'oppose à l'élargissement de l'article 11 pour organiser un référendum sur l'immigration. Elle juge qu'un tel débat est incompatible avec l'objectif affiché de cohésion nationale et reproche à l'exécutif de reprendre des thèmes portés par la droite et l'extrême droite.