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Comparatif Fiscalité — Présidentielle 2027 : positions des candidats

Positions des 10 candidats — triés par ordre alphabétique de nom de famille

Le sujet dans la présidentielle 2027

La fiscalité structure une grande part du débat présidentiel, car elle détermine à la fois le financement des services publics, l'équilibre des comptes et le niveau de prélèvement supporté par les ménages comme par les entreprises. Dans la perspective de 2027, ce sujet recouvre plusieurs questions sensibles: impôt sur le revenu, TVA, fiscalité du patrimoine, taxation des entreprises, fiscalité écologique ou encore dispositifs d'allègement ciblés. Les candidats peuvent défendre des stratégies très différentes selon qu'ils privilégient la baisse des prélèvements, la redistribution, l'attractivité économique ou la réduction du déficit. Un comparatif permet de lire ces propositions de manière structurée, en distinguant les mesures générales, les exceptions sectorielles et les arbitrages budgétaires qui en découlent.

Positions des candidats sur Fiscalité

Tableau comparatif des prises de position sourcées et datées sur ce sujet.

Attal s'engage formellement à ne pas augmenter les impôts et à les diminuer davantage, souhaitant inscrire une « règle d'or contre les hausses d'impôts » dans le projet de loi de finances. Il prévoit une loi contre la fraude fiscale et sociale avec davantage de moyens d'enquête, après un record de 17 milliards d'euros récupérés par le fisc.
18 juin 2024Article de presse
Le RN propose le rétablissement de la part fiscale entière pour le second enfant et la suppression des droits de succession en ligne directe pour les classes moyennes. Pour financer son programme, Bardella évoque la suppression de niches fiscales non productives et la réduction de la contribution française au budget européen.
24 juin 2024Article de presse
Bayrou souhaite une fiscalité plus stable et prévisible pour les entreprises et les ménages, évitant les « à-coups » fiscaux. Il s'oppose aux hausses d'impôts massives mais accepte des contributions exceptionnelles des plus grandes fortunes dans un contexte de crise budgétaire. Son objectif est la simplification du maquis fiscal français.
14 janvier 2025Article de presse
Bertrand est favorable à une baisse de la fiscalité sur le travail et sur les successions pour les classes moyennes. Il souhaite simplifier le système fiscal et supprimer certaines niches inefficaces tout en allégeant la pression sur les ménages actifs. Il s'oppose à la création de nouveaux impôts.
20 octobre 2024Article de presse
Glucksmann est favorable à une fiscalité progressive sur les revenus et le patrimoine, notamment une taxe sur les superprofits et une contribution exceptionnelle des ultra-riches. Il défend une harmonisation fiscale européenne pour lutter contre l'optimisation fiscale des multinationales.
Le Pen propose la suppression de l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans et une baisse de la TVA sur l'énergie à 5,5%. Elle est opposée à toute hausse des impôts sur les classes moyennes et défend une fiscalité plus favorable aux petites entreprises françaises.
15 mars 2022Programme
Mélenchon propose une fiscalité fortement progressive avec 14 tranches d'imposition, une taxe sur les successions des grandes fortunes et l'imposition des revenus du capital au même niveau que ceux du travail. Il veut supprimer les niches fiscales favorisant les plus riches et financer les services publics par une contribution accrue des hauts revenus.
20 mars 2022Programme
Philippe est partisan d'une baisse des impôts de production et d'une fiscalité plus favorable à l'investissement productif. Il veut simplifier le système fiscal et réduire le déficit public par la maîtrise de la dépense, non par la hausse des prélèvements.
15 octobre 2024Article de presse
Retailleau juge le projet de budget 2025 « invotable en l'état », dénonçant une hausse d'impôts contraire aux principes de la droite. Il prône une fiscalité favorable au travail et à l'investissement, s'opposant à toute augmentation des charges sur les entreprises. Sa philosophie fiscale est libérale-conservatrice : moins de dépenses publiques et moins de prélèvements obligatoires.
Marine Tondelier accuse le gouvernement de toujours chercher ses économies du côté des plus précaires plutôt que des plus riches. Elle s'oppose à la réduction de l'abattement fiscal pour les retraités et critique le budget 2025 qui, selon elle, fait peser l'effort sur les ménages modestes tout en épargnant les revenus du capital.
16 octobre 2024Article de presse

En résumé

Les écarts entre candidats se lisent surtout dans le niveau de prélèvements jugé acceptable, la progressivité souhaitée et les catégories appelées à contribuer davantage ou à être allégées. Le débat oppose également des approches centrées sur la compétitivité, la redistribution ou le redressement des finances publiques.

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